21 janvier 2013 - J99 en route vers hongsa
Nous sommes partis en début d'après-midi vers Hongsa, ville de la province de sayaboury plus au nord. 2 heures de routes pour arriver au village où nous serons hébergés. Ce sera mon premier "homestay" au Laos. La route est pas trop mauvaise et nous arrivons en fin pm. La maison est typiquement laotienne, avec des chambres à l'étage, une grande salle de séjour en bois, une cuisine en retrait et une toilette/douche dehors.
Nous sommes invités à aller voir l'artisanat local dans une maison de la rue. Il y a des châles, couvertes, sacs, des chapeaux traditionnels. Je me suis acheté un ti chapeau traditionnel que la doyenne de la maison (ayant apparement 120 ans) confectionne d'elle même. Est est tout sourire avec son échine courbé à 90 degrés.
Nous revenons à la maison et c'est l'heure de la douche. C'est le retour en force de la bucket
Shower, mais cette fois, il fait hyper frette. L'eau est glacée alors se l'envoyer parlatête c'est très ardu... En tout cas ce sera plus un débarbouillage qu'une douche. Nous mangeons ensuite à la Laos style, assis par terre, un mini panier de riz chacun. J'ai une migraine assez fulgurante comme je n'en ai pas eu depuis bien longtemps. Je sort donc de table en faisant le signe de prière pour quitter. Puis je me couche avec mes bouchons d'oreille. Lorsque je me réveille, c'est parce que les autres viennent se coucher. Nous seront 3 filles dans un grand lit king et deux autres dans la salle de séjour. J'ai donc peine à me rendormir alors je lis un peu. Il fait une froidure inégalée depuis mon séjour au Népal. Je dois dormir avec mes combines.
22 janvier 2013 - J100 éléphants bûcherons
Aujourd'hui, nous allons visiter un "logging camp". C'est pour cette raison que nous avons fait le voyage jusqu'à Hongsa. Il est toujours légal au Laos pour les éléphants domestiques d'aide pour la coupe des arbres. Je n'ai pas trouvé le terme francophone pour Logging éléphants donc je les appellerai les éléphants bûcherons. La compagnie coupe les gros tronc d'arbre et ce sont les éléphants qui déplacent et manoeuvre ces immenses et super lourdes bûches. En fait ce sont les troncs d'arbre tout entier qu'ils doivent transporter. Ce sera pour nous une démonstration car c'est un jour férié aujourd'hui pour les cornacs mais ils ont accepté de se déplacer pour nous montrer leur gagne pain.
Nous allons d'abord chercher les éléphants, et hop, moi et Rose nous avons la chance de revenir vers l'équipement à "dos" d'éléphant. Puis les cornacs installent l'équipement nécessaire. Un genre de matelas en paille sur le dos, une structure en bois puis des harnais et des chaînes et elles sont prêtes à travailler. Ensuite, ils attachent le tronc à la chaîne et "Pai Pai" le mot d'envois pour les faire avancer. Nous les suivons. C'est incroyables ce qu'ils peuvent soulever. En suivant leur traces, on se retrouve à marcher dans la jungle, entre les broussailles. Puis ce n'est qu'une simulation alors ils retourne vers le point de départ. On remonte sur les éléphants et en route pour les réinstaller dans la forêt. Les éléphants sont supposés travailler 5 jours et avoir 2 jours de congé par semaine. Plusieurs compagnies de coupe n'observent pas ces recommandations. Il y a des rumeurs que le "logging" deviendra illégal sous peu donc plusieurs font travailler plus fort et plus longtemps leurs éléphants pour faire de l'argent autant qu'ils le peuvent pendant que c'est toujours possible.
Nous faisons un picnik dans la forêt et ensuite, la journée est encore jeune donc nous allons prendre une bière dans un restaurant en "ville" (entre guillement car ça plutôt l'air d'un village mais un village ce n'est que quelques maisons alors que la ville c'est des maisons, un marché et quelques resto, y'a même un guichet automatique!). On veut se commander une pizza au resto d'à côté qui est une pizzeria mais la pizzeria est out of pizza today. Alors on mange des frites en guise de collation.
En soirée après la douche saisissante, nous avons un bon repas et ils commencent à passer les verres de bière à la Lao style, il faut boir vite et le passer au suivant. J'esquive encore quelques verres. De plus, je suis forcée d'aider la famille à classer et cacheter des enveloppes. Je passe u e deuxième nuit pénible sur le matelas inconfortable. C'est rendu que je rêve de retourner sur mon matelas de sol au centre.
23 janvier 2013 - J101 du haut les hauts le coeur
Après le petit déjeuner, nous attendons que la brume se dissipe pour repartir vers le ECC. La route est plutôt sinueuse et il n'y a pas d'air dans la camionnette à l'arrière donc le haut le coeur me pogne assez vite. Émilie aussi se sent étourdy. Nous sommes obligées d'arrêter sur le bord de la route pour prendre un break.
Nous arrêtons à des grottes près de Sayaboury et un vieux bonhomme nous dit "suivez-moi je vais vous guider!". Il s'avère qu'il ne sait pas trop où y s'en va et finalement, ce sont des grottes très profondes que l'ont doit explorer avec une lampe frontale et des cordes. Bref on est pas équipés pour ça. On fait quand même un picnik avec la bouffe que Will à dû dévaliser le village d'à côté pour nous amener.
Puis de retour au centre c'est assez relax mais un membre du staff à gagné un gros 200$ à la loterie donc pour fêter ça il à acheté une caisse de bière à partager et le staff Lao boit depuis 6pm. Si bien qu'à 20h tout le monde est geurlot et ça se fait aller en sivoupla! On va donc danser un brin avec eux.
24 janvier 2013 - J102 kayak et massage
Journée excursion en kayak sur la rivière. Rien à voir avec les éléphants mais on va aller découvrir ce que sayaboury a a nous offrir. Deux par deux, on embarque sur nos kayaks, ben équipées avec une ceinture flottante pas securitaire pentoute, un casque encombrant. Je tombe à l'eau sitôt montée sur le kayak, face première dans le courant, je perd mes lunettes à 100$ et je rattrape les gougounes à 2$. Ce fut quand même bien drôle, l'empotée à l'oeuvre! Je suis en équipe avec émilie alors on peut chantonner des chansonnette de notre répertoire Québecois. Le paysage est beau mais ce qui est le plus agréable c'est de voir les villageois au bord de la rivière nous saluer et les petites dames penchées, en rangés, les fesses en l'air en train de pêcher au filet.
Nous avons un duo de guide plutôt inutile que nous clanchons sans effort. Et puis quand vient le temps des rapides ils font exprès de foncer sur les roches alors que nous nous démenons pour pagayer et les éviter. Nous avons vite compris qu'il ne fallait surtout pas les suivre quand ils ont chaviré en fonçant droit dans une roche et que les autres filles ont chavirées aussi en voulant les suivre. En tout, toutes les gougounes furent récupérées et une autre paire de lunette soleil de perdue... 200$ de plus à l'eau. Oui oui, j'avais acheté une tite corde pour attacher mes lunettes mais zavions oublié. Puis un peu plus tard, après quelques rapides bien maitrisées. Les guides nous disent "préparez-vous pour de très grosses rapides!" On leur demande "any advice ??" Et eux de répondre "euh no...". Bon ben on va s'arranger, merci les guides!
Nous arrivons après 2h30 environ. Ils avait dit que vu qu'on était des filles et que ça nous prendrait 4-5 hrs pfff. Notre point d'arrivé est un jardins d'herbes médicinales où il y a un spa. Nous sommes supposées avoir un massage mais on arrive labas et y'a pas un chat. C'est fermé, ah! Fallait s'y attendre! Mais on a payé pour un massage alors on mange un picnik qu'on dévore avec ferveur puis on repart pour une bumpy ride vers un centre de massage en ville. On aura donc droit à un full body massage à l'huile avec un massage du bid inclus qui donna lieux à des fous rires intenses.
25 janvier 2013 -J103 dernière matinée au centre AM
Je me gâte ce matin et je vais chercher tongkoon (le seul mâle du centre) dans la forêt puis je reviens installée sur son cou. Il est très grand et j'ai un peu le vertige lorsqu'il me balotte de par et d'autre et surtout lorsque nous descendons la grande côte menant au centre. Puis je vais le voir prendre son bain. Il est majestueux!
Et je vais faire mon bagage, il ne rapetisse pas ce sac là! J'aurai droit à une ride de petit bateau à moteur pour m'éloigner du centre. Je regarde les bungalow au loin et j'espère y revenir un jour...
Je suis contente de savoir qu'une des Guest du centre repart aussi vers Luang Prabang dans le même bus donc nous seront assises ensemble.
A revoir les éléphants...
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mercredi 30 janvier 2013
lundi 28 janvier 2013
Au pays des éléphants - Épisode 4
19 janvier 2013 - J97 festival et disco lao
Nous avons une autre mission ce matin. Il faut être prêt à partir à 8 heures tapant qu'on m'a dit. Bon j'aurais dû savoir que c'étais un 8ham lao style donc, moi j'étais au poste à l'heure prévue mais nous sommes partis à 10h et quelques. En route vers un éléphant avec de multiples blessures. Arrivés sur place, il y a quelques 7 éléphants qui s'amusent à écraser et défaire des bout de bananier pour les manger. Il s'avère donc que ce n'est pas UN éléphant avec plusieurs blessures mais plusieurs éléphants avec une ou des blessures. Et pour la majorité, ce sont des abcès dus à la friction de l'équipement de travail. Mais que font tous ces éléphants au même endroit? Il y a un petit festival au village et les locaux viennent faire des tours d'éléphants. Nous arrivons et une procession est prête à partir, donc nous devons attendre qu'il reviennent avant de commencer à travailler.
En tout, 4 ont besoin d'être vus. Ils ne sont pas tous conciliants, il faut être vigilant. Nettoyage d'abcès dégoulinant, injection dans le fessier pour déparasiter etc. Nous en avons pour quelques heures. Ensuite, nous devions aller à un festival du riz où se trouvaient des éléphants mais finalement, y'avait rien d'intéressant là. Donc on va prendre une bière dans un resto au bord du fleuve. Sur la route, on aperçoit des éléphant près du pont en ville, mais que font-ils là? Nous arrêtons et ce sont deux éléphants du centre! Personne n'était au courant mais ils sont la pour promouvoir le festival des éléphants de Sayaboury qui aura lieu à la fin février et pour participer à une Baci (cérémonie pour les éléphants). Aussi sur place se trouvent deux français qui viendrons au centre le lendemain pour faire un reportage sur les lieux. Ils embarquent avec nous et hop au resto pour un apéro.
Puis la soirée s'organise, nous irons faire un bbq chez will puis sortie à la disco. Après un copieux repas, nous allons à une disco locale. Une gang de fallangs dans un bar du coin, tout le monde nous regardent se faire aller et nous on trouve ça ben drôle! On reviendra "tard" pour une bumpy ride après avoir pris quelques bière, un arrêt pipi s'impose donc à mi-chemin car on veut surtout pas endurer ce trajet avec une vessie pleine.
20 janvier 2013 - J98 layzy day
Ce sera un dimanche bien tranquille. D'abord, tout le monde se lève tard car on a veillé hier et puis il fait un froid transcendant ce matin. Nous sommes supposées stériliser les chats errants ce matin mais ils ne les ont pas attrapés. Notre activité de la matinée consistera donc à aller voir les bébés éléphants. Ils font partis du programme "congé de maternité" ou plutôt "baby bonus" en anglais. Puisque chaque bébé compte pour la conservation de l'espèce Elefantasia à créé ce programme qui consiste à encourager la reproduction pour les éléphants de travail. Puisque la gestation dure 2 ans et la lactation un autre 2 ans, les propriétaires d'éléphant sont retissent à faire accoupler leur femelles car celle-ci ne peuvent pas travailler et leur font perdre beaucoup d'argent. Aussi ils font parfois travailler les femelles gestante malgré tout et cela compromet les chance de mettre à terme la grossesse.
Donc ils proposent au cornacs de venir au centre, d'être hébergés, nourrit et d'avoir un salaire durant tout le temps nécessaire. Ils fournissent aussi un petit tracteur pour continuer à travailler la terre.
Il y a présentement 2 bébés au centre avec leur maman et leur cornacs.
Donc nous faisons une marche dans la forêt jusqu'à un tronçon du lac éloigné puis, nous entendons la cloche qui annonce une première maman. Elle vient, suivi de son rejeton, boire à la rivière. Le matin est frisket et il y a beaucoup de brume donc la maman et bébé sont tranquilles. Après quelques temps, bébé 1 se dégênes et joue un peu dans l'eau puis avec un branche. Et la deuxième maman avec son p'tit arrive. Ils prennent soin de ne pas mettre les mamans ensemble car sinon les bébés se chamaillent et les mamans se querelles car elles veulent les protéger. Les bébés n'ont pas encore de nom. Les noms seront attribués à l'âge de 3 ans lors d'une cérémonie où en quelques sorte, le jeune éléphant détermine lui même son nom en choisissant parmis plusieurs bambous étalés devant lui celui qu'il veut. Chaque bambou contient un nom. En regardant les petits bouttes jouer, un élan d'espoir nous envahie. Permettront-il d'assurer la survie de l'espèce? Vont-il travailler aussi dans les camps de"Logging"? Une chose est certaine, ils sont trop top mignons et on veut tous les adopters.
Nous avons une autre mission ce matin. Il faut être prêt à partir à 8 heures tapant qu'on m'a dit. Bon j'aurais dû savoir que c'étais un 8ham lao style donc, moi j'étais au poste à l'heure prévue mais nous sommes partis à 10h et quelques. En route vers un éléphant avec de multiples blessures. Arrivés sur place, il y a quelques 7 éléphants qui s'amusent à écraser et défaire des bout de bananier pour les manger. Il s'avère donc que ce n'est pas UN éléphant avec plusieurs blessures mais plusieurs éléphants avec une ou des blessures. Et pour la majorité, ce sont des abcès dus à la friction de l'équipement de travail. Mais que font tous ces éléphants au même endroit? Il y a un petit festival au village et les locaux viennent faire des tours d'éléphants. Nous arrivons et une procession est prête à partir, donc nous devons attendre qu'il reviennent avant de commencer à travailler.
En tout, 4 ont besoin d'être vus. Ils ne sont pas tous conciliants, il faut être vigilant. Nettoyage d'abcès dégoulinant, injection dans le fessier pour déparasiter etc. Nous en avons pour quelques heures. Ensuite, nous devions aller à un festival du riz où se trouvaient des éléphants mais finalement, y'avait rien d'intéressant là. Donc on va prendre une bière dans un resto au bord du fleuve. Sur la route, on aperçoit des éléphant près du pont en ville, mais que font-ils là? Nous arrêtons et ce sont deux éléphants du centre! Personne n'était au courant mais ils sont la pour promouvoir le festival des éléphants de Sayaboury qui aura lieu à la fin février et pour participer à une Baci (cérémonie pour les éléphants). Aussi sur place se trouvent deux français qui viendrons au centre le lendemain pour faire un reportage sur les lieux. Ils embarquent avec nous et hop au resto pour un apéro.
Puis la soirée s'organise, nous irons faire un bbq chez will puis sortie à la disco. Après un copieux repas, nous allons à une disco locale. Une gang de fallangs dans un bar du coin, tout le monde nous regardent se faire aller et nous on trouve ça ben drôle! On reviendra "tard" pour une bumpy ride après avoir pris quelques bière, un arrêt pipi s'impose donc à mi-chemin car on veut surtout pas endurer ce trajet avec une vessie pleine.
20 janvier 2013 - J98 layzy day
Ce sera un dimanche bien tranquille. D'abord, tout le monde se lève tard car on a veillé hier et puis il fait un froid transcendant ce matin. Nous sommes supposées stériliser les chats errants ce matin mais ils ne les ont pas attrapés. Notre activité de la matinée consistera donc à aller voir les bébés éléphants. Ils font partis du programme "congé de maternité" ou plutôt "baby bonus" en anglais. Puisque chaque bébé compte pour la conservation de l'espèce Elefantasia à créé ce programme qui consiste à encourager la reproduction pour les éléphants de travail. Puisque la gestation dure 2 ans et la lactation un autre 2 ans, les propriétaires d'éléphant sont retissent à faire accoupler leur femelles car celle-ci ne peuvent pas travailler et leur font perdre beaucoup d'argent. Aussi ils font parfois travailler les femelles gestante malgré tout et cela compromet les chance de mettre à terme la grossesse.
Donc ils proposent au cornacs de venir au centre, d'être hébergés, nourrit et d'avoir un salaire durant tout le temps nécessaire. Ils fournissent aussi un petit tracteur pour continuer à travailler la terre.
Il y a présentement 2 bébés au centre avec leur maman et leur cornacs.
Donc nous faisons une marche dans la forêt jusqu'à un tronçon du lac éloigné puis, nous entendons la cloche qui annonce une première maman. Elle vient, suivi de son rejeton, boire à la rivière. Le matin est frisket et il y a beaucoup de brume donc la maman et bébé sont tranquilles. Après quelques temps, bébé 1 se dégênes et joue un peu dans l'eau puis avec un branche. Et la deuxième maman avec son p'tit arrive. Ils prennent soin de ne pas mettre les mamans ensemble car sinon les bébés se chamaillent et les mamans se querelles car elles veulent les protéger. Les bébés n'ont pas encore de nom. Les noms seront attribués à l'âge de 3 ans lors d'une cérémonie où en quelques sorte, le jeune éléphant détermine lui même son nom en choisissant parmis plusieurs bambous étalés devant lui celui qu'il veut. Chaque bambou contient un nom. En regardant les petits bouttes jouer, un élan d'espoir nous envahie. Permettront-il d'assurer la survie de l'espèce? Vont-il travailler aussi dans les camps de"Logging"? Une chose est certaine, ils sont trop top mignons et on veut tous les adopters.
dimanche 27 janvier 2013
Au pays des éléphants - épisode 3
17 janvier 2012 - J95 éléphante en détresse
Ce matin après le dej. Nous allons chercher un éléphant dans la forêt avec un mahout. C'est carrément un trek dans la jungle, loin, loin, loin! J'ai pas vraiment aimé car on essayait de grimper dans la broussaille et j'ai tombé quelques fois. Il n'y avait pas de chemin et le cornac n'attendais pas vraiment. Après 45min de marche on trouve l'éléphant en question et hop on retourne sur nos pas. J'étais de mauvaise humeur car j'arrêtais pas de me "scratcher" sur les épines.
Nous avons aussi eu droit à un cours de manoeuvre et communication avec les éléphants, amusant! Puis on a pu se pratiquer à dos d'éléphant et faire un petit circuit en tentant de les diriger.
En pm, nous faison les traitements de mae khan mai, elle semble très faible, sont état s'est détérioré drastiquement. Elle n'est plus capable d'utiliser sa trompe pour mettre les épis de mais dans la bouche. C'est très inquiétant, est-ce de la faiblesse ou un problème neurologique? On la regarde marcher et on dirait qu'elle va s'effondrer... Nous mettons alors un plan d'urgence pour la traiter. Fluides intraveineux, un cathéter dans chaque oreille, donc on en fait chacun un. Et aussi fluidotherapie rectale. Il n'est pas facile de réhydrater un tel animal. Analyse du sang au microscope, à la recherche d'anomalies ou de parasites sanguins, mais rien de spécial. Les ressources sont limités, donc il faut tenter ce qu'on peut. Sa fréquence cardiaque est aussi augmenté à 60 battements par minute alors que ce devrait être de 20! Après quelques 16 litres de fluides iv, elle marche un peu mieux mais bon... Le vet en charge va peut être tenter de traiter pour un parasite sanguin car les symptômes correspondent, même si on ne peut pas savoir si c'est cela.
Ce soir c'est la fête annuelle du centre, les employés reçoivent un ti bonus et y'a un party. On mange en gang, de la couenne de porc fritte, un sauté au porc, bref rienque des choses que j'aime bien lol. Puis ils dansent traditionnellement Lao.
Note: Boire d'la bière lao style:
Ils te servent un verre de bière avec de la glace en masse (sinon tu la boit tablette!), tu peux pas dire non, pis le but est de le boire le plus vite possible car après ils le remplissent et le passe à quelqu'un d'autre. J'aime pas ça trop trop surtout quand quelqu'un vient de me dire que tout le monde a des feux sauvages car ils partagent tout!
18 janvier 2012 - J96 sad and loooong day
Je vais déjeuner comme d'habitude mais personne n'est encore debout. Puis je trouve cela bizarre car ils ne viennent pas me rejoindre pour manger. Émilie revient en pleurant et me dit, ma Grand-mère est morte! Je pense alors qu'elle parle de sa grand-mère au qc mais quand elle me dit: "tout le monde est labas, je viens de la voir mourir". Je comprend pourquoi personne n'est venu au ti dej. Mae khan mai est tombée dans la nuit comme nous le redoutions. Elle était trop faible. Le fait qu'elle était prise au piège sur le dos à dû accélérer son décès. Puis elle s'est éteinte ce matin, devant les yeux horrifiés de plusieurs spectateurs. Sont état s'est dégradé si vite... Nous savions qu'elle était dans un piètre état mais de là à mourir ce matin...
Cela annonce une longue journée car nous aurons à faire une nécropsie. Mais avant, il faut laisser l'esprit s'en aller et éloigner les mauvais esprits. Les habitants ne veulent pas que l'esprit vienne les hanter. Ils sont très croyants et on très peur des esprits. Il y a donc une cérémonie autour de la dépouille imposante' une Baci. C'est impressionnant de les voir debout mais de la voir comme cela étalée de tout son long c'est une intense désolation. Ils la parent d'offrande et font des prières puis s'en vont...
Finalement, en après-midi, il faut travailler, avoir une chance de comprendre ce qui s'est passé. Une nécropsie d'éléphant, c'est de la job! Tout est surdimensionné. Ça me rappel les nécropsies de bélugas à l'université mais c'est encore plus giga et on était toujours 6-12 pour les belugas, Ça aide! Les intestins à eux seuls sont immenses et disons le, dur à contrôler. Ah oui, je dois préciser que nous ne pouvons déplacer la carcasse donc on fait cela sur le lieu où elle a perit. C'est-à-dire, dans la forêt, sur un terrain accidenté et en dénivellé. Donc, tout ça pour dire que ça rien à voir avec une belle tite salle de nécropsie avec une belle table en stainless. Et, des intestins qui sortent d'un abdomen dans une pente ben ça fou le camp assez vite. On a tous eu un fou rire de fatigue quand les intestins ont crées une avalanche et que tout les Laos on poussé un cri d'effroi, nous priant d'arrêter le désastre! Mais y'avait rien qu'on pouvait faire! Ils étaient tous en train de s'acharner à la tache pour creuser un trou en ces mêmes lieu assez gros pour la mettre en terre. Je vous épargne les détails car rien de très appétissant, des reins plus gros qu'une méga pastèque, du sang partout puis une scie à main pour couper les côtes. Évidement, une odeur dégouttante.
Un membre du staff a tenté de passer innarperçu et de couper une bout de trompe et un bout d'onglons. Il peut revendre cela facilement pour la médecine chinoise. Même si c'est illégal de l'exporter. Il a du rendre le tout quand le vet en charge s'en est rendu compte. D'ailleurs, le vet à reçu de nombreux appels le matin même car des gens voulaient acheter la carcasse... Comment ont ils su si vite? Mystère, il doit y avoir une taupe dans le centre! Mais en plus d'être illégal, on ne sait pas de quoi est morte cette bête. Pas idéal pour faire des medocs chinois.
Après 5 heures de découpage, c'est pas fini, ils doivent couper la carcasse en morceaux s'ils veulent avoir une chance de la disposer manuellement dans le trou... Le tout avec une tite scie à main old fashion style... Vive les chainsaw desfois. Puis de mon côté formol qui me brûle les yeux et mettre les échantillons dans des sachets de plastique. Macroscopiquement, rien de nous donne la réponse et le pourquoi elle est morte. Nous espérons que les échantillons et l'histopatologie nous apportent plus d'indices... Mais ce sera long avant d'avoir des réponses...
La douche ne fut pas un luxe ce soir, puis le dodo vint assez vite.
Ce matin après le dej. Nous allons chercher un éléphant dans la forêt avec un mahout. C'est carrément un trek dans la jungle, loin, loin, loin! J'ai pas vraiment aimé car on essayait de grimper dans la broussaille et j'ai tombé quelques fois. Il n'y avait pas de chemin et le cornac n'attendais pas vraiment. Après 45min de marche on trouve l'éléphant en question et hop on retourne sur nos pas. J'étais de mauvaise humeur car j'arrêtais pas de me "scratcher" sur les épines.
Nous avons aussi eu droit à un cours de manoeuvre et communication avec les éléphants, amusant! Puis on a pu se pratiquer à dos d'éléphant et faire un petit circuit en tentant de les diriger.
En pm, nous faison les traitements de mae khan mai, elle semble très faible, sont état s'est détérioré drastiquement. Elle n'est plus capable d'utiliser sa trompe pour mettre les épis de mais dans la bouche. C'est très inquiétant, est-ce de la faiblesse ou un problème neurologique? On la regarde marcher et on dirait qu'elle va s'effondrer... Nous mettons alors un plan d'urgence pour la traiter. Fluides intraveineux, un cathéter dans chaque oreille, donc on en fait chacun un. Et aussi fluidotherapie rectale. Il n'est pas facile de réhydrater un tel animal. Analyse du sang au microscope, à la recherche d'anomalies ou de parasites sanguins, mais rien de spécial. Les ressources sont limités, donc il faut tenter ce qu'on peut. Sa fréquence cardiaque est aussi augmenté à 60 battements par minute alors que ce devrait être de 20! Après quelques 16 litres de fluides iv, elle marche un peu mieux mais bon... Le vet en charge va peut être tenter de traiter pour un parasite sanguin car les symptômes correspondent, même si on ne peut pas savoir si c'est cela.
Ce soir c'est la fête annuelle du centre, les employés reçoivent un ti bonus et y'a un party. On mange en gang, de la couenne de porc fritte, un sauté au porc, bref rienque des choses que j'aime bien lol. Puis ils dansent traditionnellement Lao.
Note: Boire d'la bière lao style:
Ils te servent un verre de bière avec de la glace en masse (sinon tu la boit tablette!), tu peux pas dire non, pis le but est de le boire le plus vite possible car après ils le remplissent et le passe à quelqu'un d'autre. J'aime pas ça trop trop surtout quand quelqu'un vient de me dire que tout le monde a des feux sauvages car ils partagent tout!
18 janvier 2012 - J96 sad and loooong day
Je vais déjeuner comme d'habitude mais personne n'est encore debout. Puis je trouve cela bizarre car ils ne viennent pas me rejoindre pour manger. Émilie revient en pleurant et me dit, ma Grand-mère est morte! Je pense alors qu'elle parle de sa grand-mère au qc mais quand elle me dit: "tout le monde est labas, je viens de la voir mourir". Je comprend pourquoi personne n'est venu au ti dej. Mae khan mai est tombée dans la nuit comme nous le redoutions. Elle était trop faible. Le fait qu'elle était prise au piège sur le dos à dû accélérer son décès. Puis elle s'est éteinte ce matin, devant les yeux horrifiés de plusieurs spectateurs. Sont état s'est dégradé si vite... Nous savions qu'elle était dans un piètre état mais de là à mourir ce matin...
Cela annonce une longue journée car nous aurons à faire une nécropsie. Mais avant, il faut laisser l'esprit s'en aller et éloigner les mauvais esprits. Les habitants ne veulent pas que l'esprit vienne les hanter. Ils sont très croyants et on très peur des esprits. Il y a donc une cérémonie autour de la dépouille imposante' une Baci. C'est impressionnant de les voir debout mais de la voir comme cela étalée de tout son long c'est une intense désolation. Ils la parent d'offrande et font des prières puis s'en vont...
Finalement, en après-midi, il faut travailler, avoir une chance de comprendre ce qui s'est passé. Une nécropsie d'éléphant, c'est de la job! Tout est surdimensionné. Ça me rappel les nécropsies de bélugas à l'université mais c'est encore plus giga et on était toujours 6-12 pour les belugas, Ça aide! Les intestins à eux seuls sont immenses et disons le, dur à contrôler. Ah oui, je dois préciser que nous ne pouvons déplacer la carcasse donc on fait cela sur le lieu où elle a perit. C'est-à-dire, dans la forêt, sur un terrain accidenté et en dénivellé. Donc, tout ça pour dire que ça rien à voir avec une belle tite salle de nécropsie avec une belle table en stainless. Et, des intestins qui sortent d'un abdomen dans une pente ben ça fou le camp assez vite. On a tous eu un fou rire de fatigue quand les intestins ont crées une avalanche et que tout les Laos on poussé un cri d'effroi, nous priant d'arrêter le désastre! Mais y'avait rien qu'on pouvait faire! Ils étaient tous en train de s'acharner à la tache pour creuser un trou en ces mêmes lieu assez gros pour la mettre en terre. Je vous épargne les détails car rien de très appétissant, des reins plus gros qu'une méga pastèque, du sang partout puis une scie à main pour couper les côtes. Évidement, une odeur dégouttante.
Un membre du staff a tenté de passer innarperçu et de couper une bout de trompe et un bout d'onglons. Il peut revendre cela facilement pour la médecine chinoise. Même si c'est illégal de l'exporter. Il a du rendre le tout quand le vet en charge s'en est rendu compte. D'ailleurs, le vet à reçu de nombreux appels le matin même car des gens voulaient acheter la carcasse... Comment ont ils su si vite? Mystère, il doit y avoir une taupe dans le centre! Mais en plus d'être illégal, on ne sait pas de quoi est morte cette bête. Pas idéal pour faire des medocs chinois.
Après 5 heures de découpage, c'est pas fini, ils doivent couper la carcasse en morceaux s'ils veulent avoir une chance de la disposer manuellement dans le trou... Le tout avec une tite scie à main old fashion style... Vive les chainsaw desfois. Puis de mon côté formol qui me brûle les yeux et mettre les échantillons dans des sachets de plastique. Macroscopiquement, rien de nous donne la réponse et le pourquoi elle est morte. Nous espérons que les échantillons et l'histopatologie nous apportent plus d'indices... Mais ce sera long avant d'avoir des réponses...
La douche ne fut pas un luxe ce soir, puis le dodo vint assez vite.
Au pays des éléphants - Épisode 2
15 janvier 2013 - J94 première journée officielle au centre
Je n'ai pas hyper bien dormi, en partie car hier soir j'ai eu la brillante idée de demander s'il y avait des bibites dangereuses ici. La réponse est oui! Les scorpions sont les plus chiant s'introduisant sous les couvertures. Ensuite les cobras peuvent nous tuer de leur morsure en quelques minutes. Puis pour finir il y a des araignées venimeuses qui vivent dans des trous creusés dans la terre. J'ai vu des tonnes de toiles faites par ses fameuses araignées. Peut être m'attaqueront-elle pour vanger leurs consoeurs que j'ai mangé. Donc, je me suis réveillée à 5h am, il faisait un noir total, et je n'osais pas bouger car j'avais peur que des scorpions ne se soient introduits!
Puis je me lève un peu plus tard pour aller aux toilettes qui sont un peu loin et en revenant, j'entend un bruit qui vient de la forêt. Je m'arrête et je tente de distinguer s'il y a un animal sauvage au travers de l'épaisse brume du matin... Puis, je le voit, majestueux et se déplaçant doucement comme si il ne pesait que quelques plumes, un éléphant descend vers moi comme une vision qui émerge de la brume. Son cornac est installé sur son cou pour la diriger (car c'est une elle). Chaque matin, les cornacs et bénévoles vont chercher les éléphants dans la forêt pour les amener au centre. Ils font diverses activités avec les visiteurs, certains vont dans un grand enclos de reproduction, d'autres retour dans la forêt. En après-midi, ils prennent un bain dans le lac et se font brosser par les Cornacs. Puis le soir venu, tous les éléphants retournent dans la forêt où ils seront enchaînés pour la nuit. Une chaîne de 30 mètres de long, sinon ils migreront vers d'autres horizons.
L'éléphant que j'ai vu ce matin, sera notre première patiente. Elle a eu une infestation de larve à la vulve et maintenant une infection. Vous devez imaginer que c'est peu ragoûtant, et ayoye vraiment... Elle se nomme Mae khan mai (toutes le femelles ont un Mae devant leur nom, ce qui signifie mère). Elle à été acheté d'une industrie de foresterie où elle travaillait sans relâche 7J/7 avant de venir au centre. Elle est arrivée ici, faible et amaigrit. Ces traitements consistent à nettoyer les plaies, faire de l'hydrothérapie avec la ose puis appliquer une crème antibactérienne. Elle est très conciliante et nous laisse faire les soins sans trop broncher où plutôt trompetter! Quelques épis de maïs séchés ou quelques bananes aident sa patience. Plus tard nous verrons ses résultats sanguins qui sont inquiétants. On nous montre un peu l'examen général de ces géants. Puis on voit une autre patiente, la grand-mère de la place qui à près de 50 ans, elle a mal à une patte, enflure modéré et prend une bonne poignée de advil pour se soulager chaque jour!
Je suis vraiment fascinée, les petits yeux de ces impressionnantes et merveilleuses chose de la nature m'interpellent. En même temps il y a un mystère qui règne. Ils ont toujours l'air tristounet ce qui ajoute à notre compassion. Cependant, quand on apprend mieux à déceler leurs mimiques, on peut savoir quand ils sont contents où non.
Ensuite nous allons faire le tour du centre après les traitements. La brume s'est dissipée, laissant place a un panorama splendide. Nous sommes vraiment perdus dans la nature. Plusieurs petits bungalows en bois et bambou, un manège pour les éléphants au centre, entouré de végétation et d'un lac où flottent des plantes aquatiques. Des gens payent cher pour s'exiler dans un paradis tel que celui là.
Je parlais avec d'autres volontaires et apparemment il n'existe pas de centre comme celui-ci. Ceux en Thaïlande sont très touristiques et commerciaux, même les meilleurs et les plus consciencieux. Je suis donc contente d'avoir trouvé ce centre. L'hôpital n'existe que depuis un an et beaucoup reste à faire et à financer. D'ailleurs, nous discutons de quels projets nous pouvons élaborer durant notre court séjour. Il y en a beaucoup mais nous avons peu de temps. Tout l'aspect comportemental est super intéressant mais de longue haleine. Je choisie de travailler sur les parasites, pour alimenter mon obsession pour les bibittes! Puis nous tenterons de travailler aussi sur l'herpesvirus des éléphants (chaque espèce a son herpesvirus, pour les éléphant être porteurs peut causer l'avortement, donc important dans la conservation de l'espèce). Nous verrons plus tard que nous avons manqué de temps pour travailler sur ces sujets.
Nous assistons en pm au bain des éléphants, ils adorent jouer dans l'eau et c'est bon pour leur peau. Nous allons souper, ça y est j'ai ma bouffe végé à moi! Je me sens complètement gonflée après le souper, j'imagine que riz collant en quantité et eau en ça ballonne pas mal (walks into the room, feels like a big ballon...).
Demain nous aurons une journée assez chargée donc je vais tenter de dormir plus longtemps dans mon ti lit au sol bien entourée par mon filet, mince protection dans la jungle.
16 janvier 2012 - J94 une job dangereuse!
Ce matin nous faisons de nouveau de traitements de Mae khan mai, pendant que nous lui nettoyons la noune, elle me pile sur le pieds, alors faites le calcul, 4 tonne divisé en 4 = 1 tonne sur mon pieds. Mais elle fût gentille car elle aurait pu me le casser en 42 morceaux au lieu de cela elle là retiré tout doucement... Ouff... Ensuite nous avons dû prendre des prélèvements sanguin et fait une tentative infructueuse de fluidotherapie rectale.
Puis nous faisons un peu de recherche, je retrouve l'intérêt à étudier, j'avais oublié que ça peut être très grisant, mais après un moment on veut un break ihih.
En pm, nous avons la chance finalement de "jouer" avec les éléphants. Nous apprenons à grimper sur eux pour faire une petite balade du haut de leur 2m. L'éléphant s'agenouille à la commande "Mep" et il faut se lancer sans hésiter pour monter en "selle". Quand même vertigineux! Mais l'expression en selle est mal choisie car pas de chaise en bois, bare-fesse sur le cou de l'éléphant et "pai, pai!" (Commande pour avancer).
Après le souper, il y a un petit party avec le staff, puis ça vire en méga bringue laotienne! Avec le speaker qui crache des tubes thai ou lao et le monde qui boivent de la bière en se passant le même verre.
Demain, journée chargé alors je m'éclipse de la foule pour revenir à mon bungalow avant que ce soit mon tour de caler le verre de beerlao.
Je n'ai pas hyper bien dormi, en partie car hier soir j'ai eu la brillante idée de demander s'il y avait des bibites dangereuses ici. La réponse est oui! Les scorpions sont les plus chiant s'introduisant sous les couvertures. Ensuite les cobras peuvent nous tuer de leur morsure en quelques minutes. Puis pour finir il y a des araignées venimeuses qui vivent dans des trous creusés dans la terre. J'ai vu des tonnes de toiles faites par ses fameuses araignées. Peut être m'attaqueront-elle pour vanger leurs consoeurs que j'ai mangé. Donc, je me suis réveillée à 5h am, il faisait un noir total, et je n'osais pas bouger car j'avais peur que des scorpions ne se soient introduits!
Puis je me lève un peu plus tard pour aller aux toilettes qui sont un peu loin et en revenant, j'entend un bruit qui vient de la forêt. Je m'arrête et je tente de distinguer s'il y a un animal sauvage au travers de l'épaisse brume du matin... Puis, je le voit, majestueux et se déplaçant doucement comme si il ne pesait que quelques plumes, un éléphant descend vers moi comme une vision qui émerge de la brume. Son cornac est installé sur son cou pour la diriger (car c'est une elle). Chaque matin, les cornacs et bénévoles vont chercher les éléphants dans la forêt pour les amener au centre. Ils font diverses activités avec les visiteurs, certains vont dans un grand enclos de reproduction, d'autres retour dans la forêt. En après-midi, ils prennent un bain dans le lac et se font brosser par les Cornacs. Puis le soir venu, tous les éléphants retournent dans la forêt où ils seront enchaînés pour la nuit. Une chaîne de 30 mètres de long, sinon ils migreront vers d'autres horizons.
L'éléphant que j'ai vu ce matin, sera notre première patiente. Elle a eu une infestation de larve à la vulve et maintenant une infection. Vous devez imaginer que c'est peu ragoûtant, et ayoye vraiment... Elle se nomme Mae khan mai (toutes le femelles ont un Mae devant leur nom, ce qui signifie mère). Elle à été acheté d'une industrie de foresterie où elle travaillait sans relâche 7J/7 avant de venir au centre. Elle est arrivée ici, faible et amaigrit. Ces traitements consistent à nettoyer les plaies, faire de l'hydrothérapie avec la ose puis appliquer une crème antibactérienne. Elle est très conciliante et nous laisse faire les soins sans trop broncher où plutôt trompetter! Quelques épis de maïs séchés ou quelques bananes aident sa patience. Plus tard nous verrons ses résultats sanguins qui sont inquiétants. On nous montre un peu l'examen général de ces géants. Puis on voit une autre patiente, la grand-mère de la place qui à près de 50 ans, elle a mal à une patte, enflure modéré et prend une bonne poignée de advil pour se soulager chaque jour!
Je suis vraiment fascinée, les petits yeux de ces impressionnantes et merveilleuses chose de la nature m'interpellent. En même temps il y a un mystère qui règne. Ils ont toujours l'air tristounet ce qui ajoute à notre compassion. Cependant, quand on apprend mieux à déceler leurs mimiques, on peut savoir quand ils sont contents où non.
Ensuite nous allons faire le tour du centre après les traitements. La brume s'est dissipée, laissant place a un panorama splendide. Nous sommes vraiment perdus dans la nature. Plusieurs petits bungalows en bois et bambou, un manège pour les éléphants au centre, entouré de végétation et d'un lac où flottent des plantes aquatiques. Des gens payent cher pour s'exiler dans un paradis tel que celui là.
Je parlais avec d'autres volontaires et apparemment il n'existe pas de centre comme celui-ci. Ceux en Thaïlande sont très touristiques et commerciaux, même les meilleurs et les plus consciencieux. Je suis donc contente d'avoir trouvé ce centre. L'hôpital n'existe que depuis un an et beaucoup reste à faire et à financer. D'ailleurs, nous discutons de quels projets nous pouvons élaborer durant notre court séjour. Il y en a beaucoup mais nous avons peu de temps. Tout l'aspect comportemental est super intéressant mais de longue haleine. Je choisie de travailler sur les parasites, pour alimenter mon obsession pour les bibittes! Puis nous tenterons de travailler aussi sur l'herpesvirus des éléphants (chaque espèce a son herpesvirus, pour les éléphant être porteurs peut causer l'avortement, donc important dans la conservation de l'espèce). Nous verrons plus tard que nous avons manqué de temps pour travailler sur ces sujets.
Nous assistons en pm au bain des éléphants, ils adorent jouer dans l'eau et c'est bon pour leur peau. Nous allons souper, ça y est j'ai ma bouffe végé à moi! Je me sens complètement gonflée après le souper, j'imagine que riz collant en quantité et eau en ça ballonne pas mal (walks into the room, feels like a big ballon...).
Demain nous aurons une journée assez chargée donc je vais tenter de dormir plus longtemps dans mon ti lit au sol bien entourée par mon filet, mince protection dans la jungle.
16 janvier 2012 - J94 une job dangereuse!
Ce matin nous faisons de nouveau de traitements de Mae khan mai, pendant que nous lui nettoyons la noune, elle me pile sur le pieds, alors faites le calcul, 4 tonne divisé en 4 = 1 tonne sur mon pieds. Mais elle fût gentille car elle aurait pu me le casser en 42 morceaux au lieu de cela elle là retiré tout doucement... Ouff... Ensuite nous avons dû prendre des prélèvements sanguin et fait une tentative infructueuse de fluidotherapie rectale.
Puis nous faisons un peu de recherche, je retrouve l'intérêt à étudier, j'avais oublié que ça peut être très grisant, mais après un moment on veut un break ihih.
En pm, nous avons la chance finalement de "jouer" avec les éléphants. Nous apprenons à grimper sur eux pour faire une petite balade du haut de leur 2m. L'éléphant s'agenouille à la commande "Mep" et il faut se lancer sans hésiter pour monter en "selle". Quand même vertigineux! Mais l'expression en selle est mal choisie car pas de chaise en bois, bare-fesse sur le cou de l'éléphant et "pai, pai!" (Commande pour avancer).
Après le souper, il y a un petit party avec le staff, puis ça vire en méga bringue laotienne! Avec le speaker qui crache des tubes thai ou lao et le monde qui boivent de la bière en se passant le même verre.
Demain, journée chargé alors je m'éclipse de la foule pour revenir à mon bungalow avant que ce soit mon tour de caler le verre de beerlao.
samedi 26 janvier 2013
A pays des éléphant - épisode 1
Je viens tout juste de revenir de mon escapade de deux semaines au Éléphant conservation centre (ECC) de La province de Sayaboury. J'ai beaucoup à raconter car ce fut une expérience fabuleuse. En plus d'avoir la chance de côtoyer des être fascinants, j'ai appris beaucoup sur leurs conditions au Laos et sur la culture de ce pays.
Ce centre est beaucoup moins touristique que la plupart rencontrés en Thaïlande ou même au nord du Laos, la vocation de ce centre est basé sur l'écologie et il accueille le premier hôpital vétérinaire au Laos. Pas étonnant que j'ai arrêté mon choix sur ce centre. Puis je ne le regrette pas peeeentoute. Les employés sont Lao donc on les côtoie et cela accroit la valeur de l'expérience.
Ils offrent des programmes de 3 jours pour les gens qui veulent visiter le centre seulement, des programmes de 6 jours et plus pour ceux qui veulent faire du bénévolat et un programme de 13 jours pour les vétérinaires qui veulent en apprendre plus et s'impliquer avec cette espèce unique.
Donc pour ceux qui viennent faire un tour au Laos, je le recommande fortement. Voici le site internet pour toutes les infos et contacts:
http://www.elephantconservationcenter.com/
14 janvier 2013 - J93 Vol vers Sayaboury et emergency
Nous prenons un vol local ce matin vers la ville de Sayaboury. Un mini avion avec 12 personnes plutôt apeurant. Le vol ne dure que 50 minutes et entre mon cognage de clous j'admire le paysage campagnard.
Nous atterrissons, la ville ressemble plutôt à un petit village. En moins de deux nous embarquons dans la vet mobile et en route vers notre première mission, un éléphant de travail attaqué par un éléphant sauvage. Will dit que ça l'air grave, on laisse nos bagages au centre et il dit d'apporter de quoi se changer car il est possible qu'on doive dormir labas! Nous avons 2 heures de route. On se fait brasser en masse, je regarde la campagne laotienne. Je me trouve entourée de montagne, de rizières et de petite cabane sur la route.
Nous arrivons au village. La famille à qui appartient l'éléphant nous attend avec un dîner. Il faut manger "Lao Style" des légumes du riz collant et... Du porc fermenté (vraiment horrible, comprenez vous pourquoi je préfère être végétarienne!). "Lao style" veut dire manger avec ses mains, faire une boulette de riz et attraper un bout de viande ou des légumes. Ouep, super quand tu viens d'aller dans des toilettes rudimentaires et que y'a pas de savon pour se laver les mains. Juste un ti bol d'eau où tout le monde trempe sa saleté. Puis, un peu de purel et hop tout le monde les mains dans le bol de riz. La dédaigneuse en moi revient à grand pas. Ça m'écoeure pas mal et vu que c'est officiel que j'ai un système immunitaire de shnoutte j'ai encore peur d'être malade. Ce qui n'aide pas c'est que je m'alimente mal, quasiment pas de protéines ni de produits laitiers. Juste des féculents, des légumes et des fruits à l'occasion. Je vais sûrement manger du riz pendant 2 semaines et devoir manger de la viande à un moment ou un autre.
Après le repas qui m'a laissé un léger dégoût, nous attendons un officiel du gouvernement qui viendra regarder ce qu'on fabrique, surtout car y'a deux nouvelles recrues sur lieux avec les deux vets réguliers.
On fini par se diriger vers l'impressionnante bête. Du haut de ses 4 tonnes, elle fait bien pitié. Une enflure de la grosseur d'un ballon de soccer juste en haut du genoux. Elle marche difficilement aux commandes du Cornac ( le cornac est le maître de l'éléphant si on veut, il communique avec lui et en prend soin). Il faut être patient avec ces bêtes car c'est comme manoeuvrer un 10 roues. Avance, recule, avance bon ça y est elle s'en va dans la bonne direction. Puis ils l'enchaînent à un arbre pour qu'on puisse l'examiner. En fait il faut être très vigilant car même domestiqués, les éléphants peuvent tuer un humain en moins de deux. Surtout si il réagit face à la douleur. Il sont très intelligent et comme le dicton le dit, ils ont une bonne mémoire, parfois un peu rancunière. Si on leur donne une injection, ils s'en souvienne la fois d'après. Un coup de trompe ou de queue et on est vite dans les vappes. À vrai dire ils me font peur ihih. Pour le moment j'observe car je suis vraiment pas habituée avec ces créatures gigantesques.
Palpation, discussion, injection d'anti-inflammatoire au travers d'une peau ayant 3cm d'épaisseur. Les ressources sont limitées, pas d'eau courante ou d'électricité. Donc repos pour 2 semaines puis si pas d'amélioration, ils verront l'étape suivante. Will parle bien Lao, il a dû apprendre car les habitants ne parlent pas anglais. En 3 mois il pouvait communiquer avec eux.
Il faut aussi tenter de mettre les sentiments de côté car les propriétaires et Cornacs peuvent être plutôt durs et infliger des correction sévère à leur employé pachyderme. Ce n'est pas évident et les controverses sont choses quotidiennes. L'organisme tente de rééduquer les cornacs à communiquer sans violence avec leurs éléphants. Projet de longue haleine. En attendant, il font de leur mieux pour assurer leur bien être. Ce qui est fâcheux aussi c'est que l'euthanasie n'est pas permise. Donc même si il y a souffrance atroce... Il est difficile d'y mettre fin.
Après un autre 2 heures à lever de nos siège dans la boîte du truck pour le retour, on arrive de nuit au centre de conservation. Nous avons un bungalow juste en haut de l'hôpital, une douche chaude, des petits matelas a sol et des moustiquaires tout bleus. Ensuite, nous allons souper, il y a beaucoup de bénévoles et de visiteur. Une québécoise travaille maintenant au centre depuis plus de 2 mois.
Nous devons encore manger avec nos mains... J'espère juste que tout le monde se lave les mains avant de manger... Puis tout est au porc... Yeurk! Je vais devoir m'y faire, deux semaines... Ensuite dodo car demain on visite le centre pour vrai et on fait les traitements!
Ce centre est beaucoup moins touristique que la plupart rencontrés en Thaïlande ou même au nord du Laos, la vocation de ce centre est basé sur l'écologie et il accueille le premier hôpital vétérinaire au Laos. Pas étonnant que j'ai arrêté mon choix sur ce centre. Puis je ne le regrette pas peeeentoute. Les employés sont Lao donc on les côtoie et cela accroit la valeur de l'expérience.
Ils offrent des programmes de 3 jours pour les gens qui veulent visiter le centre seulement, des programmes de 6 jours et plus pour ceux qui veulent faire du bénévolat et un programme de 13 jours pour les vétérinaires qui veulent en apprendre plus et s'impliquer avec cette espèce unique.
Donc pour ceux qui viennent faire un tour au Laos, je le recommande fortement. Voici le site internet pour toutes les infos et contacts:
http://www.elephantconservationcenter.com/
14 janvier 2013 - J93 Vol vers Sayaboury et emergency
Nous prenons un vol local ce matin vers la ville de Sayaboury. Un mini avion avec 12 personnes plutôt apeurant. Le vol ne dure que 50 minutes et entre mon cognage de clous j'admire le paysage campagnard.
Nous atterrissons, la ville ressemble plutôt à un petit village. En moins de deux nous embarquons dans la vet mobile et en route vers notre première mission, un éléphant de travail attaqué par un éléphant sauvage. Will dit que ça l'air grave, on laisse nos bagages au centre et il dit d'apporter de quoi se changer car il est possible qu'on doive dormir labas! Nous avons 2 heures de route. On se fait brasser en masse, je regarde la campagne laotienne. Je me trouve entourée de montagne, de rizières et de petite cabane sur la route.
Nous arrivons au village. La famille à qui appartient l'éléphant nous attend avec un dîner. Il faut manger "Lao Style" des légumes du riz collant et... Du porc fermenté (vraiment horrible, comprenez vous pourquoi je préfère être végétarienne!). "Lao style" veut dire manger avec ses mains, faire une boulette de riz et attraper un bout de viande ou des légumes. Ouep, super quand tu viens d'aller dans des toilettes rudimentaires et que y'a pas de savon pour se laver les mains. Juste un ti bol d'eau où tout le monde trempe sa saleté. Puis, un peu de purel et hop tout le monde les mains dans le bol de riz. La dédaigneuse en moi revient à grand pas. Ça m'écoeure pas mal et vu que c'est officiel que j'ai un système immunitaire de shnoutte j'ai encore peur d'être malade. Ce qui n'aide pas c'est que je m'alimente mal, quasiment pas de protéines ni de produits laitiers. Juste des féculents, des légumes et des fruits à l'occasion. Je vais sûrement manger du riz pendant 2 semaines et devoir manger de la viande à un moment ou un autre.
Après le repas qui m'a laissé un léger dégoût, nous attendons un officiel du gouvernement qui viendra regarder ce qu'on fabrique, surtout car y'a deux nouvelles recrues sur lieux avec les deux vets réguliers.
On fini par se diriger vers l'impressionnante bête. Du haut de ses 4 tonnes, elle fait bien pitié. Une enflure de la grosseur d'un ballon de soccer juste en haut du genoux. Elle marche difficilement aux commandes du Cornac ( le cornac est le maître de l'éléphant si on veut, il communique avec lui et en prend soin). Il faut être patient avec ces bêtes car c'est comme manoeuvrer un 10 roues. Avance, recule, avance bon ça y est elle s'en va dans la bonne direction. Puis ils l'enchaînent à un arbre pour qu'on puisse l'examiner. En fait il faut être très vigilant car même domestiqués, les éléphants peuvent tuer un humain en moins de deux. Surtout si il réagit face à la douleur. Il sont très intelligent et comme le dicton le dit, ils ont une bonne mémoire, parfois un peu rancunière. Si on leur donne une injection, ils s'en souvienne la fois d'après. Un coup de trompe ou de queue et on est vite dans les vappes. À vrai dire ils me font peur ihih. Pour le moment j'observe car je suis vraiment pas habituée avec ces créatures gigantesques.
Palpation, discussion, injection d'anti-inflammatoire au travers d'une peau ayant 3cm d'épaisseur. Les ressources sont limitées, pas d'eau courante ou d'électricité. Donc repos pour 2 semaines puis si pas d'amélioration, ils verront l'étape suivante. Will parle bien Lao, il a dû apprendre car les habitants ne parlent pas anglais. En 3 mois il pouvait communiquer avec eux.
Il faut aussi tenter de mettre les sentiments de côté car les propriétaires et Cornacs peuvent être plutôt durs et infliger des correction sévère à leur employé pachyderme. Ce n'est pas évident et les controverses sont choses quotidiennes. L'organisme tente de rééduquer les cornacs à communiquer sans violence avec leurs éléphants. Projet de longue haleine. En attendant, il font de leur mieux pour assurer leur bien être. Ce qui est fâcheux aussi c'est que l'euthanasie n'est pas permise. Donc même si il y a souffrance atroce... Il est difficile d'y mettre fin.
Après un autre 2 heures à lever de nos siège dans la boîte du truck pour le retour, on arrive de nuit au centre de conservation. Nous avons un bungalow juste en haut de l'hôpital, une douche chaude, des petits matelas a sol et des moustiquaires tout bleus. Ensuite, nous allons souper, il y a beaucoup de bénévoles et de visiteur. Une québécoise travaille maintenant au centre depuis plus de 2 mois.
Nous devons encore manger avec nos mains... J'espère juste que tout le monde se lave les mains avant de manger... Puis tout est au porc... Yeurk! Je vais devoir m'y faire, deux semaines... Ensuite dodo car demain on visite le centre pour vrai et on fait les traitements!
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